Communiqué SUD Education et Solidaires étudiant-e-s EHESS concernant la revue « Éléments pour la civilisation européenne »

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Conférence sur la répression en Turquie & documentaire Kurdistan

Le syndicat Solidaires Etudiant-e-s de l’EHESS vous invite tout d’abord le mercredi 1er février à partir de 18h30 à l’amphithéâtre François Furet (105 rue Raspail) pour une réunion publique sur le tournant autoritaire et la répression du mouvement social en Turquie et au Kurdistan. Les invité-e-s (des étudiant-e-s lié-e-s au mouvement kurde ou aux contestations politiques en Turquie) parleront de la répression politique au sein des universités et des étudiant-e-s incarcéré-e-s, du syndicalisme en Turquie et de la situation au Kurdistan.


Puis, le jeudi 2 février à 18h est organisé une projection du documentaire intitulé « Kurdistan, la guerre des filles » salle des Lombards (96 rue Raspail).

Turquie : La privation du droit à l’enseignement pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s est inacceptable !

Mardi 03 Janvier 2017

Alors que l’État turc accélère et intensifie la répression contre le mouvement kurde et ses soutiens, le syndicalisme indépendant, l’opposition de gauche et démocratique ainsi que la presse d’opposition, des milliers de personnes, syndicalistes, co-maires, journalistes, député.e.s, membres du DBP et du HDP sont actuellement en prison. Les conditions de détention se dégradent de jour en jour, avec des menaces, des attaques physiques, la confiscation ou l’entrave de tous les droits (parloir, correspondance, entretien avec un avocat). Torture et mauvais traitements, qui avaient reculé depuis une dizaine d’années, reviennent en force.

Les étudiant.e.s kurdes et révolutionnaires sont parmi les premier.e.s visé.e.s par cette répression. Près de 400 étudiant.e.s, en majorité Kurdes ou soutiens du mouvement kurde sont actuellement incarcéré.e.s dans les prisons turques.

Alors qu’une dictature fascisante s’installe en Turquie, avec l’état d’urgence qui a donné des pouvoirs démesurés à Erdogan, la vie du pays est rythmée par les décrets-lois, attendus avec angoisse et peur. Ce sont ces décrets qui ont annoncé le limogeage de plus de cent milles fonctionnaires, dont des syndicalistes de KESK, mais aussi la fermeture de plus de 375 associations.

Nous avons appris qu’un décret du 22 novembre 2016 avait supprimé le droit pour les étudiant.e.s incarcéré.e.s de se présenter aux examens. Le décret prive désormais les personnes incarcérés pour motifs de « terrorisme » (donc tous les étudiants incarcérés pour motifs politiques) du droit de se présenter aux examens qui se font en prison ou en dehors. Le droit déjà très précaire et peu mis en application de poursuivre ou d’entamer des études durant l’incarcération pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s, leur a donc totalement été retiré. Le droit à l’enseignement des personnes incarcérées qui est un droit fondamental, est bafoué.

Dans ce pays, pour rentrer à l’université il faut passer un examen difficile, que l’on n’obtient qu’en passant par une prépa, souvent payante. Retirer le statut d’étudiant au personnes incarcéré.e.s au cours de leur formation est lourd de conséquence, et constitue une double peine.

Avec cette disposition, c’est aussi le principe de la présomption d’innocence, garanti par les lois internationales et turques qui est bafoué puisque la mesure concerne non seulement les étudiant.e.s condamné.e.s mais aussi les étudiant.e.s en détention provisoire pour raisons politiques dont le jugement est en cours. Cette disposition est de plus discriminatoire envers les prisonnier.e.s incarcéré.e.s pour des motifs politiques par rapport aux prisonnier.e.s de droit communs.

Nous  condamnons cette mesure et demandons sa levée immédiate.

Non à la double peine !

Liberté pour tou.te.s les étudiant.e.s prisonnier.e.s politiques en Turquie !
Stop Erdoğan !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes  et Fédération Sud éducation

Élections TPE/TPA et particulier employeur : Votons Solidaires !

Élections TPE/TPA et particulier employeur : Votons Solidaires !

Les salarié-e-s des entreprises, associations de moins de 11 salarié-e-s (TPE / TPA) et du particulier employeur peuvent voter pour des organisations syndicales du 30 décembre au 13 janvier.

Solidaires regroupe des syndicats concernés dans ce secteur : ASSO le syndicat de l’associatif, le Syndicat National des Journalistes SNJ ainsi que tous les syndicats SUD.

Solidaires est présent dans ces élections pour vous informer, vous défendre et organiser la lutte.

Solidaires se bat pour une autre société juste, égalitaire et respectueuse des individus.
C’est ensemble, de façon indépendante et combative que nous changerons les choses, à commencer par les conditions de travail au quotidien.

Solidaires défend les droits des salarié-e-s et cherche à en gagner de nouveaux, par exemple l’augmentation du SMIC à 1700 euros net ainsi qu’une augmentation de tous les salaires de 400 euros.

Solidaires se bat contre les discriminations comme le racisme et pour l’égalité des droits entre toutes les personnes, en particulier entre les femmes et les hommes.

Solidaires était partie prenante des mobilisations contre la loi travail au printemps, pour défendre nos conditions de travail,la qualité de nos emplois et de nos rémunérations.

Beaucoup d’étudiant-e-s sont employé-e-s dans des petites entreprises, dans des associations ou par un particulier pour financer leurs études. Vous en faites peut être partie, ou vous connaissez des gens dans cette situation alors vote et fait voter pour les listes Solidaires.

Si vous étiez salarié-e-s d’une entreprise de moins de 11 salarié-e-s ou d’un particulier lors du mois de décembre 2015 vous pouvez participer au vote.

Peu importe votre nombre d’heure de travail, ou le type de contrat que vous avez ou que vous aviez.

Prise de position contre les contrats de professionnalisation (CA du 16 décembre 2016)

Prise de position contre la COMUE PSL par les élu-e-s Solidaires étudiant-e-s EHESS (CA du 16 décembre 2016) :

A propos des contrats de professionnalisation :

Vous nous demandez de prendre position sur les contrats de professionnalisation (et leur banalisation), qui permettrait pour les étudiants de travailler dans une entreprise en échange de, ô bonheur, je cite « une rémunération plus basse que le SMIC horaire […] fixée à 65% du SMIC pour les étudiants de moins de 21 ans, et 85% du SMIC pour les étudiants ayant entre 21 et 25 ans. » Ces contrats, équivalents fonctionnels des stages, apprentissages, et, de plus en plus, des services civiques, ne peuvent que se faire en défaveur des étudiant-e-s, leur offrant de conditions de travail dégradées, bien loin d’être satisfaisantes. Cela montre bien, d’autre part, la professionnalisation promue au sein de l’ESR en général (et dans PSL en particulier), offrant non pas une expérience pour les étudiant-e-s ni même la possibilité de financer dignement leurs études, mais simplement une main d’œuvre corvéable et sous-payée pour les entreprises, normalisant les conditions de travail relevant auparavant de l’exception (par exemple, le cas de l’édition, où stagiaire est l’horizon normal, et même souhaitable, des individus) et mettant donc les en concurrence les travailleurs entre eux (selon une logique bien connue). Vous me rétorquerez sûrement l’existence du problème des étudiant-e-s salarié-e-s, de plus en plus nombreux-ses (parce que de plus en plus précaires), problème dont je suis bien conscient : mais réduire le réel, et les solutions qui peuvent y être apportés, à l’existant (existant par ailleurs dicté par le contexte idéologique) ne fait partie ni de notre manière de concevoir le monde, ni même de notre manière d’essayer de l’améliorer. C’est pourquoi nous nous opposons aux contrats de professionnalisation et appelons l’ensemble des membres du Conseil d’administration, soucieux des conditions de travail, et d’études, des étudiant-e-s, sans pour autant se satisfaire du monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui, à faire de même.

Prise de position contre la COMUE PSL (CA du 16 décembre 2016)

Prise de position des élu-e-s Solidaires étudiant-e-s EHESS au CA du 16 décembre 2016 :

A propos du nouveau texte d’orientation de PSL :

A propos du texte d’orientation de PSL, il ne nous semble pas plus satisfaisant que celui que nous avions déjà critiqué lors du dernier CA (du 21 octobre 2016) puisque excellence, sélectivité, ouverture aux logiques du privé, etc. sont toujours omniprésentes. Pire, son caractère flottant (voire flou), qui s’explique sûrement par la coexistence d’histoires, de positions et de stratégies différentes de la part des différents établissements qui composent PSL, peut-être irréconciliables, nous préoccupe. Enfin, l’apparition d’une notion telle que celle de « sélectivité assumée » (p. 2.) ne peut que susciter notre opposition, de même que la possibilité pour le président de PSL d’opposer un veto au vote des budgets des différents établissements, car, dès lors que le risque est de ne pas pouvoir prétendre au financement par PSL et que les ressources sont concentrées entre les mains des COMUE et des Idex, il s’agit bel et bien d’un veto (ou pire, de la mise en place d’un principe d’autocensure). Ce veto nous semble une logique attentatoire à la fois à la possibilité, pour les établissements, de conserver une identité propre (seule garante du maintien d’un contre-pouvoir, par ailleurs largement insuffisant) ainsi qu’au principe de la démocratie universitaire que nous avons à cœur, bon an mal an, de conserver (et même d’étendre).

Création d’une cellule de veille sur le harcèlement sexuel à l’EHESS : une victoire qui ne doit pas rester lettre morte

Le Comité hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT) de l’EHESS a acté le 8 décembre 2016 la création d’une cellule de veille sur le harcèlement sexuel. Cette décision fait suite à l’initiative et à la mobilisation de plusieurs représentant·e·s des travailleuses/eurs (BIATOSS, enseignant·e·s, chercheuses/eurs) et étudiant·e·s de l’EHESS.

Cette cellule de veille sera composée de deux représentant·e·s et d’un·e suppléant·e pour chaque « corps » (étudiant·e·s et doctorant·e·s ; BIATOSS ; enseignant·e·s-chercheurs/euses). Les représentant·e·s sont proposé·e·s par le CHSCT et validé·e·s par le Président de l’EHESS. Elle aura pour fonction la prévention et l’information sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que l’accueil et le soutien aux personnes qui dénoncent des faits de harcèlement sexuel. Tout·e salarié·e, quelque que soit son statut (fonctionnaire, contractuel·le) et sa fonction, et tout·e étudiant·e (en master, en doctorat, en diplôme de l’école) pourra solliciter la cellule de veille.

Une telle cellule de veille est indispensable, pour plusieurs raisons. D’une part, les violences sexistes et sexuelles sont présentes dans l’enseignement supérieur et la recherche comme partout ailleurs. Il faut donc être en mesure de les prévenir et de réagir face aux violences. D’autre part, les rapports hiérarchiques qui peuvent être à la fois forts et minimisés, voire occultés (comme le rapport entre enseignant·e·s-chercheurs/euses et agent·e administrative/if, ou entre directeur/trice de thèse et doctorant·e), sont propices aux faits de harcèlement moral et sexuel, et rendent très difficile pour les victimes de les dénoncer. Enfin, la direction de l’EHESS s’est jusqu’ici illustrée par son refus de prendre au sérieux et d’agir contre le harcèlement moral et sexuel, ce qui aboutit à redoubler les conséquences néfastes pour les victimes de harcèlement (dégradation de la santé physique et mentale, isolement, arrêt de la thèse etc.).

La création de cette cellule de veille est un premier pas important pour rendre visible et lutter contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur. Nous resterons vigilant·e·s pour nous assurer qu’elle remplit effectivement ses fonctions de prévention et d’accompagnement des victimes. Nous continuerons également de demander la création d’un poste de fonctionnaire « Responsable Egalité-Diversité », afin qu’une personne qualifiée soit à temps plein dédiée à la lutte contre les discriminations et les violences au sein de l’école. C’est à l’EHESS de prendre ses responsabilités et d’exiger auprès du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche la création d’un tel poste.

A Paris, le 16 décembre 2016, Solidaires étudiant·e·s EHESS

Non à la fermeture de la bibliothèque de la FMSH !

=> Signez la pétition ici.

Nous reproduisons le texte de la pétition élaborée par le collectif d’usager.e.s de la bibliothèque. Vous trouverez plus d’informations sur le blog: https://usagersbibliofmsh.wordpress.com/blog/

Sauvons la bibliothèque de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme

Cette pétition sera remise à:
Conseil d’administration de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme
Conseil de surveillance de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme

La bibliothèque et l’espace de travail de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) vont fermer au début du printemps 2017, suite au déménagement du bâtiment « Le France » qui les héberge actuellement. Chaque jour, plus de 200 chercheur.es travaillent dans cette bibliothèque d’une capacité d’environ 110 places assises.

Dans un courrier qu’il nous a adressé, M. Wieviorka (administrateur de la FMSH) déclare qu’il a été décidé « de ne pas tenter de faire revivre notre bibliothèque » qui sera remplacée par une « bibliothèque numérique expérimentale ». En attendant le déménagement sur le campus Condorcet à Aubervilliers, qui doit avoir lieu fin 2019 si les délais sont respectés, aucune bibliothèque ni aucun espace de travail dignes de ce nom n’existeront.

Depuis près de cinquante ans, la bibliothèque (fondée par Fernand Braudel en 1970) accueille des chercheur.es, des doctorant.es et des masterant.e.s qui arrivent à Paris du monde entier. Cette fermeture entraînera une forte dégradation des conditions de travail et d’insertion dans les métiers de la recherche.

Nous défendons cet espace de travail, lieu de socialisation scientifique, de partage, d’entraide et de connaissance. En somme, un lieu indispensable, à l’heure où la précarité des jeunes chercheurs progresse.

Reconnue d’utilité publique, la FMSH a pour mission d’abriter, de soutenir et de concourir à la production scientifique en sciences sociales ; c’est pourquoi la fermeture de la bibliothèque nuit aux principes et aux valeurs que la fondation incarne et est censée défendre.

Nous demandons un espace de travail équivalent, en nombre de places et en nature des services, à celui existant actuellement à l’intérieur du bâtiment « Le France », ouvert gratuitement à tous les chercheur.e.s en sciences humaines et sociales (y compris aux masterant.e.s et aux doctorant.e.s).

Nous appelons à diffuser ces informations au plus grand nombre de personnes et à signer cette pétition afin de faire pression sur les instances décisionnaires. N’oubliez pas de renseigner vos statuts et vos institutions de rattachement.

Les usager.es de l’espace de travail et de la bibliothèque FMSH

La totalité des échanges avec les instances responsables et d’autres informations sont accessibles:
* sur le blog : https://usagersbibliofmsh.wordpress.com
* à partir de la page Facebook : https://www.facebook.com/saveBibliFMSH
* suivez-nous sur Twitter : @SaveBibliFMS

Manifestation « Migrant.e.s bienvenu.e.s! » – Cortège EHESS (26 novembre 2016)

Ce samedi a lieu une manifestation de soutien aux migrant.e.s, pour des conditions d’accueil dignes, l’égalité des droits et la fin de la répression. Au vu de l’actualité (les politiciens qui rivalisent de racisme, le démantèlement du camp de Calais, l’expulsion des migrant.e.s de Stalingrad etc.), il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser !
La manif part à 14h de la Place Stalingrad (Métro 2-5-7). Infos ici: https://paris.demosphere.eu/rv/51351
L’association des étudiant.e.s de l’EHESS, le Collectif de soutien aux étudiant.e.s exilé.e.s et Solidaires étudiant.e.s EHESS vous propose de nous retrouver:
à 12h au 96 bd Raspail pour réaliser des pancartes (apportez des cartons !)
à 14h à Stalingrad pour manifester ensemble.