Conférence sur la répression en Turquie & documentaire Kurdistan

Le syndicat Solidaires Etudiant-e-s de l’EHESS vous invite tout d’abord le mercredi 1er février à partir de 18h30 à l’amphithéâtre François Furet (105 rue Raspail) pour une réunion publique sur le tournant autoritaire et la répression du mouvement social en Turquie et au Kurdistan. Les invité-e-s (des étudiant-e-s lié-e-s au mouvement kurde ou aux contestations politiques en Turquie) parleront de la répression politique au sein des universités et des étudiant-e-s incarcéré-e-s, du syndicalisme en Turquie et de la situation au Kurdistan.


Puis, le jeudi 2 février à 18h est organisé une projection du documentaire intitulé « Kurdistan, la guerre des filles » salle des Lombards (96 rue Raspail).

Manifestation « Migrant.e.s bienvenu.e.s! » – Cortège EHESS (26 novembre 2016)

Ce samedi a lieu une manifestation de soutien aux migrant.e.s, pour des conditions d’accueil dignes, l’égalité des droits et la fin de la répression. Au vu de l’actualité (les politiciens qui rivalisent de racisme, le démantèlement du camp de Calais, l’expulsion des migrant.e.s de Stalingrad etc.), il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser !
La manif part à 14h de la Place Stalingrad (Métro 2-5-7). Infos ici: https://paris.demosphere.eu/rv/51351
L’association des étudiant.e.s de l’EHESS, le Collectif de soutien aux étudiant.e.s exilé.e.s et Solidaires étudiant.e.s EHESS vous propose de nous retrouver:
à 12h au 96 bd Raspail pour réaliser des pancartes (apportez des cartons !)
à 14h à Stalingrad pour manifester ensemble.

Lundi 14 novembre de 19h à 21h en salle des artistes – Réunion publique sur les réformes de l’Enseignement supérieur et la recherche depuis 15 ans

Solidaires étudiant-e-s EHESS organise lundi 14 novembre de 19h à 21h en salle des artistes (96 boulevard Raspail) une réunion publique sur les réformes de l’Enseignement supérieur et la recherche depuis 15 ans (réforme LMD, LRU I et II, loi Fioraso, etc.), que nous subissons au quotidien. Cette réunion est ouverte à tou-te-s et vise à expliciter les métamorphoses politiques, économiques et idéologiques dont souffre de plus en plus notre univers de travail.

Contre la précarité dans l’ESR Pour l’amélioration des conditions de travail et d’études de toutes et tous, Rassemblons-nous le 7 novembre 2016 !

** Attention ! Le lieu du rassemblement a changé: rendez-vous à 16h le 7 novembre au croisement de la rue de Constantine et de la rue de l’Université, métro et RER C Invalides ou Assemblée nationale **

Communiqué intersyndical
SNTRS-CGT, CGT Ferc-Sup, CGT-INRA, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, SNPREES-FO, Sup Autonome-FO, Sud Recherche EPST, Sud Education, Solidaires étudiant-e-s, Collectif des travailleur.e.s précaires de l’ESR

Une nouvelle rentrée universitaire sous le signe de l’austérité

Depuis 2009, le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, (ESR), a baissé de 850 millions en euros constants, (cf. Cour des Comptes), alors même que le nombre d’étudiant-e-s n’a cessé d’augmenter (+ 260 000 depuis 2009). La politique budgétaire d’austérité du gouvernement aggrave ainsi largement une situation déjà préoccupante. La précarité explose dans l’ESR et les réformes mises en place depuis quelques années déjà détruisent nos conditions de travail et mettent en danger le service public d’ESR.

Des politiques récurrentes contre l’enseignement supérieur et la recherche publique

Notre situation découle en effet des politiques d’austérité et des réformes mises en œuvre depuis la fin des années 1990 : loi Pacte pour la recherche (2006), loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités, 2007) qui a rendu les établissements d’ESR financièrement autonomes et leur a transféré la gestion de la masse salariale, loi pour l’enseignement supérieur et la recherche (2013), qui a accentué la logique de la mise en concurrence en imposant le regroupement des universités, des grands établissements, des écoles au sein des COMUE Communauté d’Universités et d’Etablissements). Ces réformes reposent toutes sur une transformation fondamentale dans la manière de financer l’enseignement supérieur et la recherche : le développement des financements par des appels à projets (ANR, Europe, régions, associations caritatives, Programme Investissement d’Avenir) au détriment des crédits récurrents, ce qui met en concurrence les établissements, les laboratoires et les services et favorise le développement de la précarité.

La précarité est-elle la seule perspective pour les plus jeunes ?

Pour faire baisser la masse salariale, on remplace des postes de fonctionnaires par des contractuels ou des vacataires (qui coûtent bien moins cher) : les précaires – désormais de l’ordre de 40% chez les personnels BIATSS, 30% chez les personnels enseignants dans les établissements d’ESR et 21,4% dans les organismes de recherche (40% à l’Inserm) – sont alors une simple variable d’ajustement. La conséquence est la paupérisation de nombreux personnels et notamment les moins qualifiés mais aussi les jeunes chercheurs, ingénieurs et techniciens non titulaires, devenus quasi invisibles. Les regroupements et fusions d’établissements au sein des ComUE hors d’échelle rassemblant plusieurs milliers de personnels et des dizaines de milliers d’étudiants, vont encore accentuer cette précarisation généralisée des personnels, premières victimes des baisses salariales et des baisses de budget, le recul de la réussite étudiante et le développement des emplois précaires.

Une dégradation insupportable de nos conditions de travail et d’études

En plus de remettre en cause les statuts de la fonction publique, qui donnent des garanties aux salarié-e-s face à l’emprise de l’employeur et qui garantissent l’accès à un service public de qualité à toutes et tous, la précarité a des conséquences importantes sur la santé des travailleurs-ses de l’ESR. Les maladies professionnelles, telles que stress, burn out, etc., se développent partout à cause d’un manque criant de personnels administratifs, techniques, chercheurs et enseignants. L’autonomie des établissements, l’austérité imposée et la possibilité de moduler les services des personnels qui anticipaient dans l’ESR l’inversion de la hiérarchie des normes introduite par la loi Travail que des millions de travailleurs ont combattue pendant plusieurs mois, a contribué à dégrader considérablement les conditions de travail de tous les personnels et des contractuels en particulier.

Si les personnels subissent le contrecoup de ces réformes et le manque de moyens, les étudiant-e-s sont également en première ligne. Salles surchargées, absence de suivi à cause d’un manque de personnel, mettent en péril l’avenir des étudiants et les missions de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’augmentation conséquente du nombre de bacheliers rend nécessaire une politique ambitieuse pour les accueillir et réussir leurs études dans les filières de leur choix.

Le Gouvernement a annoncé une augmentation de 850 millions d’€ du budget de l’ESR pour 2017. Cette augmentation qui fait suite à la mobilisation du milieu notamment en mai dernier lors de l’annonce de coupures sur le budget de l’ESR, est loin d’être au niveau des enjeux. Cela permettra tout juste d’accueillir les 45 000 étudiant·e·s en plus de la rentrée. Il faut enfin un vrai investissement de l’Etat dans l’ESR, suffisamment significatif pour qu’on puisse résoudre la précarité et assurer sur l’ensemble du territoire une formation de qualité pour toutes et tous, meilleur gage d’un enseignement supérieur et d’une recherche de haut niveau.

Pour exiger :

– une réelle augmentation du financement public de l’Enseignement supérieur et de la recherche : +3,5 milliards d’euros/an pendant 10 ans pour atteindre l’objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% du PIB pour l’enseignement supérieur,
– un plan d’investissement concret vers les premiers cycles pour assurer la réussite de tou·te·s les étudiant·e·s
– la fin de la politique de précarisation et la mise en place d’un plan de titularisation de tou·te·s les contractuel·le·s et vacataires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche travaillant sur des fonctions pérennes.
– un plan pluriannuel de création d’emplois de fonctionnaires enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, personnels techniques, de bibliothèque et administratifs à hauteur de 6 000 créations d’emplois/an pendant 10 ans.

Contre l’islamophobie et les racismes d’état , dans l’enseignement supérieur et la société ! 21 octobre 2016

Conférence vendredi 21 octobre à 18h15 à Jussieu amphi 15

Vous avez passé de bonnes vacances cet été ?
Oui ? Non ? Bof ?
En tout cas vous n’avez pas pu ne pas entendre parler du burkini. En effet, au cours du mois d’août, plusieurs maires de communes balnéaires ont invoqué des risques de troubles à l’ordre public pour interdire le port du burkini sur les plages. Encore une fois, politiques et médias dominants ont assimilé islam et terrorisme et ont ainsi tenté de justifier des mesures de « sécurité » en France mais aussi la mise à feu et à sang du Moyen-Orient. L’islamophobie et le racisme d’état actuel permettent aux dirigeants de détourner le débat politique des questions sociales et géopolitiques ainsi que de refermer la parenthèse du mouvement contre la loi Travail. Mais on ne peut évidemment pas réduire à cela la question du racisme qui est plus profonde et nécessite une réponse collective.
L’islamophobie n’est pas une nouveauté en France et comme par le passé ce sont les jeunes filles et les femmes musulmanes qui en sont les premières victimes. Certaines sont privées de leur droit à l’instruction, d’autres ne peuvent pas accéder aux emplois qu’elles veulent ; ou encore, des mamans se voient refuser le droit d’accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires. Cet été, c’est à la plage qu’on leur refuse le droit de décider pour elles mêmes ! A cela on peut rajouter les nombreux contrôles au faciès racistes, les violences policières dans les quartiers populaires (qui ont abouti à la mort d’Adama Traore cet été) et tous les abus liés l’état d’urgence dont sont victimes les musulmans ou supposés musulmans.

Ce climat malsain peut aussi se traduire sous forme de chiffres. Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) constate une augmentation des actes islamophobes (discriminations, violences verbales et physiques, discours de haine, dégradations) : 691 en 2013, 764 en 2014 et 905 en 2015. Sur 590 discriminations islamophobes constatées en 2015, plus de 60% ont lieu dans des institutions. Parmi ces institutions, l’école (primaire et secondaire) comptabilise 45% des discriminations et l’Enseignement Supérieur 25% !!
Avec des dizaines de milliers de personnels et d’étudiant-e-s, l’UPMC n’échappe pas à ces tristes statistiques : des étudiantes témoignent régulièrement être victimes de propos islamophobes – mais n’osent pas se plaindre, par peur de représailles ou méconnaissance de leurs droits. C’est pourquoi il nous a semblé pertinent de créer un espace de discussion dédié à ce sujet.

Nous vous invitons à venir en discuter avec Nacira Guenif (sociologue et militante antiraciste et féministe), Omar Slaouti (militant des quartiers populaires), une juriste spécialiste de l’islamophobie et du racisme à l’école, à l’université et au travail et le témoignage d’une étudiante sur les questions de foulard à l’école et d’un militant de la CGT, ancien gréviste sur les questions de précarité et de racisme au travail dans l’ESR.

Solidaires étudiant.e.s Jussieu (Paris 6)

Réunion de rentrée du syndicat, lundi 17 octobre à 19h

Solidaires étudiant.e.s EHESS vous invite à une réunion ouverte de rentrée, le lundi 17 octobre 2016 à 19h, dans la salle des étudiant.e.s au 96 boulevard Raspail.

Dans une ambiance chaleureuse et décontractée, la réunion de rentrée sera l’occasion de présenter le syndicat, les actualités de l’enseignement supérieur (service civique obligatoire, mobilisations des précaires, fusions et COMUEs etc.) et de discuter à partir de vos questions et propositions.

Tou.te.s à Amiens le 19 octobre ! Soutien aux Goodyear

Le procès des 8 syndicalistes de Goodyear, attaqués en justice suite à la lutte contre la fermeture de l’usine de fabrication de pneus, débutera le 19 octobre à Amiens. Une manifestation nationale aura lieu ce jour là. Dans le contexte de répression massive contre les militant.e.s anti-Loi Travail et contre le mouvement social en général (procès des Air France etc.), il est crucial de se mobiliser pour défendre les libertés de réunion, de manifestation etc., mais aussi pour montrer au gouvernement et aux patrons qu’on est toujours là, plus de 7 mois après le début de la mobilisation contre la Loi Travail et son monde.

Des bus partent de Paris pour faire l’aller-retour le 19 octobre, si vous êtes intéressé.e, réserver votre place le plus rapidement possible en contactant Inscriptions.cars.amiens.rp@gmail.com ou en contactant le syndicat de l’EHESS: contact.solidaires.ehess@gmail.com.

L’aller-retour coûte 5 €, 10 € au prix de soutien. Le départ se fait à 6h à Porte de la Chapelle.

Plus d’infos sur démosphère: https://paris.demosphere.eu/rv/49386