Levée des contrôles à l’EHESS !

Communiqué de Solidaires étudiant.e.s EHESS et Sud éducation EHESS

Le 13 mars 2017

Après l’obtention de la salle 13 le 9 mars dernier par des étudiant.e.s, qui occupent désormais la salle des Lombard au 96 bd Raspail, la direction de l’EHESS a fait le choix d’instaurer des contrôles à l’entrée du 105 et du 96 boulevard Raspail, avec fouille des sacs et contrôle de la carte d’étudiant.e ou de la carte d’identité. La direction avait déjà instauré des contrôles syustématiques lors de la proclamation de l’état d’urgence en novembre 2015, puis au printemps 2016 lors de la mobilisation contre la loi Travail. L’ « état d’urgence » est-il instauré à l’EHESS chaque fois que les étudiant.e.s se mobilisent pour faire valoir leurs droits, en l’occurrence le droit à des conditions d’études décentes (espaces de travail, espaces de détente et de discussion) ?

Nous demandons le levée immédiate de ces contrôles.

Les établissements d’enseignement supérieur doivent être des espaces ouverts, où il est possible d’entrer et de circuler, et où il est possible de s’informer, débattre et s’organiser.

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La répression anti-syndicale tue !

Mis en avant

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Rassemblement devant la gare Saint Lazare
15 mars à 10h30

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12 mars 2017

Nous avons appris en plein conseil fédéral de Solidaires étudiant-e-s le décès d’Edouard, délégué syndical de SUD Rail St-Lazare à Paris. Edouard s’est donné la mort dans la nuit de Vendredi à Samedi suite à une accumulation de pressions patronales qu’il subissait depuis plus de 10 mois. Des mesures disciplinaires illégales étaient retenues contre lui : « mise à pied », « mutation disciplinaire », contrôle constant… En tant que travailleur en situation de handicap les attaques de ses supérieurs ont été traitées en dehors du CHSCT ce qui constituait une grave atteinte à ses droits. Cette répression anti-syndicale est malheureusement monnaie courante dans le milieu du rail comme dans beaucoup de domaines.

Les privatisations et les dégradations des conditions de travail, cumulées aux attaques ciblées sur les délégué-e-s et les syndicalistes TUENT !

La course au profit et l’impunité dans laquelle agissent les patrons TUENT !

Plus que jamais la lutte pour l’amélioration des conditions de travail est une nécessité vitale.

Nous demandons une condamnation ferme de la direction de la SNCF responsable de l’acharnement qui a conduit au suicide de notre camarade !

Nous tenons à présenter, au nom de l’ensemble des membres de Solidaires étudiant-e-s, toutes nos condoléances et notre soutien à la famille, aux ami-e-s, camarades et collègues d’Edouard.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org
contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Les étudiant.e.s de l’EHESS ont besoin d’espaces de travail !

Nous reproduisons ici un courrier envoyé à la direction de l’EHESS le 1er mars 2017.

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Monsieur le Président de l’EHESS,

Vous n’êtes pas sans savoir que les espaces de travail manquent cruellement à l’EHESS: bibliothèque de la FMSH saturée et dont le nombre de place va encore diminuer avec le déménagement, salle des étudiants au 96 boulevard Raspail très petite et aux usages multiples et tous nécessaire la rendant souvent trop bruyante pour pouvoir travailler. Par ailleurs, cette salle est actuellement condamnée pour des travaux sans aucune information sur une date de réouverture.

Aussi nous vous demandons de donner, par tous les moyens disponibles (affichages / site internet / liste mail) les informations disponibles sur la réouverture de la salle.

En raison du manque d’espace de travail, nous demandons également que les salles vides soient ouvertes aux étudiants qui désirent travailler, et ce sans réservation préalable. Ce n’est actuellement pas le cas : errant de salle en salle pour trouver un endroit où travailler les étudiant.e.s sont souvent chassé.e.s de salles pourtant vides. Par ailleurs, nous demandons également que le planning des salles de l’EHESS soit de nouveau mis en ligne sur la page d’accueil du site de l’EHESS de façon à être facilement accessible aux étudiant.e.s.

En attente de votre réponse, nous nous permettons de rendre ce message public et vous prions de recevoir nos cordiales salutations.

Solidaires étudiant.e.s EHESS
contact.solidaires.ehess@gmail.com
Permanence le jeudi de 12h à 14h au bureau associatif, 96 bd Raspail

Turquie : La privation du droit à l’enseignement pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s est inacceptable !

Mardi 03 Janvier 2017

Alors que l’État turc accélère et intensifie la répression contre le mouvement kurde et ses soutiens, le syndicalisme indépendant, l’opposition de gauche et démocratique ainsi que la presse d’opposition, des milliers de personnes, syndicalistes, co-maires, journalistes, député.e.s, membres du DBP et du HDP sont actuellement en prison. Les conditions de détention se dégradent de jour en jour, avec des menaces, des attaques physiques, la confiscation ou l’entrave de tous les droits (parloir, correspondance, entretien avec un avocat). Torture et mauvais traitements, qui avaient reculé depuis une dizaine d’années, reviennent en force.

Les étudiant.e.s kurdes et révolutionnaires sont parmi les premier.e.s visé.e.s par cette répression. Près de 400 étudiant.e.s, en majorité Kurdes ou soutiens du mouvement kurde sont actuellement incarcéré.e.s dans les prisons turques.

Alors qu’une dictature fascisante s’installe en Turquie, avec l’état d’urgence qui a donné des pouvoirs démesurés à Erdogan, la vie du pays est rythmée par les décrets-lois, attendus avec angoisse et peur. Ce sont ces décrets qui ont annoncé le limogeage de plus de cent milles fonctionnaires, dont des syndicalistes de KESK, mais aussi la fermeture de plus de 375 associations.

Nous avons appris qu’un décret du 22 novembre 2016 avait supprimé le droit pour les étudiant.e.s incarcéré.e.s de se présenter aux examens. Le décret prive désormais les personnes incarcérés pour motifs de « terrorisme » (donc tous les étudiants incarcérés pour motifs politiques) du droit de se présenter aux examens qui se font en prison ou en dehors. Le droit déjà très précaire et peu mis en application de poursuivre ou d’entamer des études durant l’incarcération pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s, leur a donc totalement été retiré. Le droit à l’enseignement des personnes incarcérées qui est un droit fondamental, est bafoué.

Dans ce pays, pour rentrer à l’université il faut passer un examen difficile, que l’on n’obtient qu’en passant par une prépa, souvent payante. Retirer le statut d’étudiant au personnes incarcéré.e.s au cours de leur formation est lourd de conséquence, et constitue une double peine.

Avec cette disposition, c’est aussi le principe de la présomption d’innocence, garanti par les lois internationales et turques qui est bafoué puisque la mesure concerne non seulement les étudiant.e.s condamné.e.s mais aussi les étudiant.e.s en détention provisoire pour raisons politiques dont le jugement est en cours. Cette disposition est de plus discriminatoire envers les prisonnier.e.s incarcéré.e.s pour des motifs politiques par rapport aux prisonnier.e.s de droit communs.

Nous  condamnons cette mesure et demandons sa levée immédiate.

Non à la double peine !

Liberté pour tou.te.s les étudiant.e.s prisonnier.e.s politiques en Turquie !
Stop Erdoğan !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes  et Fédération Sud éducation

Création d’une cellule de veille sur le harcèlement sexuel à l’EHESS : une victoire qui ne doit pas rester lettre morte

Le Comité hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT) de l’EHESS a acté le 8 décembre 2016 la création d’une cellule de veille sur le harcèlement sexuel. Cette décision fait suite à l’initiative et à la mobilisation de plusieurs représentant·e·s des travailleuses/eurs (BIATOSS, enseignant·e·s, chercheuses/eurs) et étudiant·e·s de l’EHESS.

Cette cellule de veille sera composée de deux représentant·e·s et d’un·e suppléant·e pour chaque « corps » (étudiant·e·s et doctorant·e·s ; BIATOSS ; enseignant·e·s-chercheurs/euses). Les représentant·e·s sont proposé·e·s par le CHSCT et validé·e·s par le Président de l’EHESS. Elle aura pour fonction la prévention et l’information sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que l’accueil et le soutien aux personnes qui dénoncent des faits de harcèlement sexuel. Tout·e salarié·e, quelque que soit son statut (fonctionnaire, contractuel·le) et sa fonction, et tout·e étudiant·e (en master, en doctorat, en diplôme de l’école) pourra solliciter la cellule de veille.

Une telle cellule de veille est indispensable, pour plusieurs raisons. D’une part, les violences sexistes et sexuelles sont présentes dans l’enseignement supérieur et la recherche comme partout ailleurs. Il faut donc être en mesure de les prévenir et de réagir face aux violences. D’autre part, les rapports hiérarchiques qui peuvent être à la fois forts et minimisés, voire occultés (comme le rapport entre enseignant·e·s-chercheurs/euses et agent·e administrative/if, ou entre directeur/trice de thèse et doctorant·e), sont propices aux faits de harcèlement moral et sexuel, et rendent très difficile pour les victimes de les dénoncer. Enfin, la direction de l’EHESS s’est jusqu’ici illustrée par son refus de prendre au sérieux et d’agir contre le harcèlement moral et sexuel, ce qui aboutit à redoubler les conséquences néfastes pour les victimes de harcèlement (dégradation de la santé physique et mentale, isolement, arrêt de la thèse etc.).

La création de cette cellule de veille est un premier pas important pour rendre visible et lutter contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur. Nous resterons vigilant·e·s pour nous assurer qu’elle remplit effectivement ses fonctions de prévention et d’accompagnement des victimes. Nous continuerons également de demander la création d’un poste de fonctionnaire « Responsable Egalité-Diversité », afin qu’une personne qualifiée soit à temps plein dédiée à la lutte contre les discriminations et les violences au sein de l’école. C’est à l’EHESS de prendre ses responsabilités et d’exiger auprès du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche la création d’un tel poste.

A Paris, le 16 décembre 2016, Solidaires étudiant·e·s EHESS

La SMEREP, au service d’une police des corps et des mœurs ?

Vendredi 8 Octobre, des étudiant-es de Paris 8 sont allé-es intervenir sur le local de la mutuelle étudiante, pour protester contre leur communiqué national scandaleux (à lire ici : https://www.smerep.fr/…/2016-09_cp_jm_contraception_-pour_s… )

Pour leur répondre, ielles ont collé des affiches, écrit à la peinture, et affiché ce communiqué :

La SMEREP, au service d’une police des corps et des mœurs ?

Un communiqué de la SMEREP, paru le 5 Septembre, nous apprend un certain nombre de choses édifiantes, dont nous n’aurions pu nous douter :
– les femmes sont les seules responsables de la contraception dans les couples hétérosexuels
– la pilule contraceptive semble être l’unique moyen de contraception
– utiliser la pilule du lendemain, c’est mal (surtout si on est lycéenne)
– l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse / Avortement) aussi, c’est très mal.

Plusieurs associations, militantes, praticiennes de santé, ont déjà répondu à ces affirmations, mettant en doute la volonté de la SMEREP à défendre les droits des femmes et l’accès à la contraception.
Nous avons souhaité, nous aussi, étudiant-es de Paris 8, procéder à une mise au point :

– Sur la responsabilité des femmes :

Quand il y a contraception, c’est qu’il y a rapport sexuel, et qu’il y a donc (au moins) deux personnes en interaction. Pourtant l’objet du communiqué de la SMEREP est d' »alerter » sur le « comportement à risque des jeunes femmes ayant trop souvent recours à la contraception d’urgence ou à l’IVG ».
Tant les femmes sont les seules à même de décider au final des moyens de contraception qu’elles veulent utiliser (on ne peut forcer sa copine, sa femme, à utiliser tel ou tel type de contraception), tant une situation « à risque » ne peut être imputée à elles seules ! Un « risque » se prend à deux, les conséquences de celui-ci sont donc partagées.

– Sur le « faible » nombre de femmes utilisant la pilule contraceptive :

Il existe une multitude de moyens de contraception, et comme le souligne la SMEREP, si « Plus d’une étudiante sur trois ne prend pas de pilule contraceptive » c’est notamment parce que souvent « elles se protègent par un autre moyen contraceptif » ! L’effet « chiffre choc » fait flop parce qu’il ne veut pas dire que les femmes ne se protègent pas, seulement qu’elles n’utilisent pas toutes la pilule. De plus, la SMEREP ne semble avoir aucune analyse sur la multiplicité des pratiques sexuelles : quid des femmes lesbiennes, pour qui les rapports sexuels ne nécessitent pas d’usage de contraceptifs ? Quid des femmes qui choisissent d’avoir des rapports sexuels sans pénétration ? Quid des femmes trans* qui n’ont pas l’usage des contraceptifs ?
De plus, la SMEREP s’embrouille les pinceaux : les chiffres rapportent que 87% des femmes disent utiliser le préservatif (qui est, on le rappelle, le seul moyen d’éviter les MST/IST) mais s’offusque du fait que 70 % ne l’utilisent pas systématiquement. Mais que signifie ces chiffres si l’on ne les met pas en lien avec les possibilités de combinaison des moyens de contraception, avec les situations « conjugales » des étudiantes (quand on est en couple, on peut en effet : désirer avoir des enfants, arrêter d’utiliser le préservatif après dépistage en utilisant ou non un autre moyen de contraception, etc.)

– Sur la contraception d’urgence :

Tout d’abord, quand elle nous parle de « contraception » d’urgence », la SMEREP ne retient qu’une des possibilités : la « pilule du lendemain ». Pourtant, il existe une autre forme de contraception d’urgence, qui est la pose d’un stérilet (DIU) au cuivre (qui peut se poser après un rapport non protégé comme contraceptif à court et long terme).
Ensuite, la SMEREP met en avant toute une série de chiffres sur le pourcentage d’étudiantes et lycéennes ayant recours à la pilule du lendemain, parfois de manière répétée.
Si l’on considère les « failles » des méthodes de contraception – oubli de la pilule, du patch, de l’anneau vaginal, préservatif (masculin ou féminin) qui craque… – le chiffre parait assez faible. Si l’on considère la possibilité de choisir d’avoir quand même un rapport sexuel avec pénétration si l’on a pas de moyen de contraception ou encore les situations où les femmes sont forcées d’avoir un tel rapport sans contraception, le chiffre n’a pas de sens.
La pilule du lendemain est un moyen de contraception comme un autre. Le problème n’est pas le nombre de femmes qui y ont recours, mais plutôt le nombre de femmes qui ne peuvent pas y avoir accès quand elles en ont besoin (parce que le pharmacien leur refuse, à elle ou à leur partenaire, parce qu’il n’y a pas de pharmacie ouverte, etc.). Les femmes devraient pouvoir se faire prescrire plusieurs pilules du lendemain d’avance, afin qu’elles puissent toujours avoir accès à cette méthode de contraception !

– Sur l’IVG :

Le communiqué dit, à propos des femmes ayant pratiqué des IVG : « La SMEREP tient à alerter sur ces situations vécues par les jeunes femmes et sur les conséquences psychologiques parfois graves qu’elles peuvent vivre lors de la pratique d’une intervention volontaire de grossesse »
Nous lui répondons que :
Nous tenons à alerter la SMEREP sur ces situations vécues par les femmes (jeunes ou non) et sur les conséquences psychologiques parfois graves qu’elles peuvent vivre quand les pratiques et discours des institutions de santé ont pour objectif de leur imposer des sexualités et des moyens de contraception plutôt que de leur permettre un accès libre et gratuit à TOUS les moyens de contraception, pilule du lendemain et IVG compris.

Nous revendiquons :
– Un accès gratuit pour toutes à toutes les méthodes de contraception
(préservatifs de bonne qualité y compris).
– Des centres de santé et de planning familiaux dans tous les établissements universitaires.
– Le droit des femmes, lesbiennes, trans* à disposer librement de leurs corps, et à déterminer ensemble leurs besoins en terme de santé et sexualités.

Enfin, nous souhaitions préciser, sur le coût des complémentaires santé de la SMEREP :
Seule la mutuelle « totale » à 50 euros par mois (!!) permet le remboursement de certaines méthodes de contraception non remboursées par la sécurité sociale. La SMEREP nous permet ainsi (très généreusement), d’être remboursé-e-s, par an de : 80 € pour la pilule contraceptive dernière génération, de 10 € pour la pilule du lendemain, de 10€ pour des test de grossesse, de 10€ pour les préservatifs**.

Des étudiant-es de Paris 8

L’EHESS à l’heure de PSL: la recherche placée sous le signe de l’entreprise !

13 octobre 2016

Ce jeudi 13 octobre 2016, les étudiant-e-s de l’EHESS ont eu la surprise de voir les grilles fermées et des vigiles monter la garde à l’entrée. En effet, l’EHESS accueille une conférence au sujet hautement stratégique et générateur de débats passionnés. La brochure, récupérée à l’entrée nous informe qu’il s’agit d’un colloque intitulé « Arts, Design et Mode : la nouvelle frontière de l’enseignement supérieur ». Le titre accrocheur peut susciter un sourire ou un certain intérêt – d’autant plus que cette année, l’un des thèmes au programme de l’agrégation d’histoire porte sur les sciences et les techniques – mais la lecture nous a laissé plus que sur la faim. Pas de réflexions académiques et critiques ou analyses du monde de la mode mais plutôt une présentation de la journée imbibée d’une morne et plate langue gestionnaire et managériale. Il y a pire cependant dans la caricature.

Tout d’abord, le colloque est organisé par le groupe AEF, une entreprise de presse qui, selon son site internet : « produit des informations destinées aux acteurs et décideurs des sphères publiques et privées ». Ami-e-s salarié-e-s étudiant-e-s et chercheur/euses, passez votre chemin. L’introduction de la journée est réalisée par notre Président, Pierre-Cyrille Hautcoeur et Raymond Soubie, président du groupe AEF, surnommé « le pacificateur », ancien conseiller très influent de Nicolas Sarkozy ayant participé à la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC (les chômeurs/euses apprécieront), à la réforme des régimes spéciaux et à la restauration d’un service minimum dans les transports (nos ami.e.s cheminot.e.s apprécieront).

Aussi, les invité-e-s et discutant-e-s sont presque exclusivement des président-e-s et directeur-trices d’établissements ou école (d’arts, de Mode, de commerce ou de Design) et d’entreprises publiques ou privées. De chercheurs et chercheuses actuel-les, il n’en est pas question, hormis pendant quelques minutes des « témoignages de doctorants ». C’est dire la place de la recherche dans un tel programme qui justement nous éclaire sur les ambitions de PSL. En effet, le titre de la dernière table ronde du colloque s’intitule « Quelles sont les attentes et les besoins des entreprises en manière d’information et de recherche ? » Il est difficile d’être plus honnête dans l’orientation que doit prendre la recherche.

Ainsi, l’objectif reste l’adaptation des travaux universitaires aux demandes des entreprises et la logique de PSL reste celle d’un regroupement sans cohérence disciplinaire soumis aux intérêts du marché et à la concurrence d’autres pôles universitaires. Il s’agit encore et toujours de gagner en visibilité sur le marché mondial de l’offre d’enseignement supérieur mais aussi, on le constate de plus en plus, de répondre aux besoins des acteurs économiques en favorisant une interdisciplinarité orientée vers le sempiternel « dialogue » entre la Recherche et l’Entreprise. Une triste tendance au sein de l’ESR contre laquelle nous nous battons.

Solidaires étudiant.e.s EHESS

Tou.te.s à l’ExisTrans à Paris le 15 octobre !

A Paris, l’Existrans – marche pour les droits des personnes trans et intersexes, partira de Belleville (M2 Belleville)  à 14h.

-> Communiqué de presse du Collectif Existrans

Mardi 11 octobre 2016

La transphobie est aujourd’hui encore très présente dans notre société. Que ce soit à l’école, au travail, dans les services publics ou dans les médias, les personnes trans sont régulièrement discriminées voire humiliées. Les personnes trans sont aussi davantage précarisées et isolées de leur milieu familial et amical, en raison du harcèlement et des violences qu’elles subissent et les mènent à l’exclusion.
L’enseignement supérieur n’échappe pas à la règle. Une étude américaine révélait ainsi récemment que 4 étudiant-e-s trans sur 5 sont victimes de harcèlement et qu’un-e sur 3 est victime de violences physiques. Rappelons également que les personnes trans ne peuvent s’inscrire à l’université avec leur prénom d’usage, ce qui renforce les risques harcèlement et de violences et constitue une négation de leur identité. Résultat : aux États-Unis, plus d’un-e étudiant-e trans sur 6 arrête ses études en raison de la transphobie de l’administration universitaire et/ou de ses enseignant-e-s et/ou de ses « camarades » de classe.
Ce que demandent les personnes trans, c’est un possible changement d’état civil libre et gratuit, sans opérations médicales ou stérilisation imposées et sans arbitraire judiciaire. Si la loi actuellement en débat à l’Assemblée pourrait aboutir à la fin de la médicalisation et de la stérilisation imposées, le parcours restera long et soumis à l’arbitraire judiciaire.
Dans l’enseignement supérieur, nous exigeons l’inscription et la délivrance de documents officiels faisant mention du prénom d’usage ainsi que la mise en place de cellules de veille réellement indépendantes contre les violences sexistes et LGBTIphobes.  
Alors, pour faire avancer les droits des personnes trans, Solidaires Étudiant-e-s se joindra, ce 15 octobre, à la 20e édition de l’ExisTrans, marche des personnes trans et intersexes et de celles et ceux qui les soutiennent.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

=> Ecoute et soutien syndical pour les personnes trans ou en questionnement.