La répression anti-syndicale tue !

Mis en avant

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Rassemblement devant la gare Saint Lazare
15 mars à 10h30

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12 mars 2017

Nous avons appris en plein conseil fédéral de Solidaires étudiant-e-s le décès d’Edouard, délégué syndical de SUD Rail St-Lazare à Paris. Edouard s’est donné la mort dans la nuit de Vendredi à Samedi suite à une accumulation de pressions patronales qu’il subissait depuis plus de 10 mois. Des mesures disciplinaires illégales étaient retenues contre lui : « mise à pied », « mutation disciplinaire », contrôle constant… En tant que travailleur en situation de handicap les attaques de ses supérieurs ont été traitées en dehors du CHSCT ce qui constituait une grave atteinte à ses droits. Cette répression anti-syndicale est malheureusement monnaie courante dans le milieu du rail comme dans beaucoup de domaines.

Les privatisations et les dégradations des conditions de travail, cumulées aux attaques ciblées sur les délégué-e-s et les syndicalistes TUENT !

La course au profit et l’impunité dans laquelle agissent les patrons TUENT !

Plus que jamais la lutte pour l’amélioration des conditions de travail est une nécessité vitale.

Nous demandons une condamnation ferme de la direction de la SNCF responsable de l’acharnement qui a conduit au suicide de notre camarade !

Nous tenons à présenter, au nom de l’ensemble des membres de Solidaires étudiant-e-s, toutes nos condoléances et notre soutien à la famille, aux ami-e-s, camarades et collègues d’Edouard.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org
contact@solidaires-etudiant-e-s.org

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Levée des contrôles à l’EHESS !

Communiqué de Solidaires étudiant.e.s EHESS et Sud éducation EHESS

Le 13 mars 2017

Après l’obtention de la salle 13 le 9 mars dernier par des étudiant.e.s, qui occupent désormais la salle des Lombard au 96 bd Raspail, la direction de l’EHESS a fait le choix d’instaurer des contrôles à l’entrée du 105 et du 96 boulevard Raspail, avec fouille des sacs et contrôle de la carte d’étudiant.e ou de la carte d’identité. La direction avait déjà instauré des contrôles syustématiques lors de la proclamation de l’état d’urgence en novembre 2015, puis au printemps 2016 lors de la mobilisation contre la loi Travail. L’ « état d’urgence » est-il instauré à l’EHESS chaque fois que les étudiant.e.s se mobilisent pour faire valoir leurs droits, en l’occurrence le droit à des conditions d’études décentes (espaces de travail, espaces de détente et de discussion) ?

Nous demandons le levée immédiate de ces contrôles.

Les établissements d’enseignement supérieur doivent être des espaces ouverts, où il est possible d’entrer et de circuler, et où il est possible de s’informer, débattre et s’organiser.

Les étudiant.e.s de l’EHESS ont besoin d’espaces de travail !

Nous reproduisons ici un courrier envoyé à la direction de l’EHESS le 1er mars 2017.

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Monsieur le Président de l’EHESS,

Vous n’êtes pas sans savoir que les espaces de travail manquent cruellement à l’EHESS: bibliothèque de la FMSH saturée et dont le nombre de place va encore diminuer avec le déménagement, salle des étudiants au 96 boulevard Raspail très petite et aux usages multiples et tous nécessaire la rendant souvent trop bruyante pour pouvoir travailler. Par ailleurs, cette salle est actuellement condamnée pour des travaux sans aucune information sur une date de réouverture.

Aussi nous vous demandons de donner, par tous les moyens disponibles (affichages / site internet / liste mail) les informations disponibles sur la réouverture de la salle.

En raison du manque d’espace de travail, nous demandons également que les salles vides soient ouvertes aux étudiants qui désirent travailler, et ce sans réservation préalable. Ce n’est actuellement pas le cas : errant de salle en salle pour trouver un endroit où travailler les étudiant.e.s sont souvent chassé.e.s de salles pourtant vides. Par ailleurs, nous demandons également que le planning des salles de l’EHESS soit de nouveau mis en ligne sur la page d’accueil du site de l’EHESS de façon à être facilement accessible aux étudiant.e.s.

En attente de votre réponse, nous nous permettons de rendre ce message public et vous prions de recevoir nos cordiales salutations.

Solidaires étudiant.e.s EHESS
contact.solidaires.ehess@gmail.com
Permanence le jeudi de 12h à 14h au bureau associatif, 96 bd Raspail

Conférence sur la répression en Turquie & documentaire Kurdistan

Le syndicat Solidaires Etudiant-e-s de l’EHESS vous invite tout d’abord le mercredi 1er février à partir de 18h30 à l’amphithéâtre François Furet (105 rue Raspail) pour une réunion publique sur le tournant autoritaire et la répression du mouvement social en Turquie et au Kurdistan. Les invité-e-s (des étudiant-e-s lié-e-s au mouvement kurde ou aux contestations politiques en Turquie) parleront de la répression politique au sein des universités et des étudiant-e-s incarcéré-e-s, du syndicalisme en Turquie et de la situation au Kurdistan.


Puis, le jeudi 2 février à 18h est organisé une projection du documentaire intitulé « Kurdistan, la guerre des filles » salle des Lombards (96 rue Raspail).

Turquie : La privation du droit à l’enseignement pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s est inacceptable !

Mardi 03 Janvier 2017

Alors que l’État turc accélère et intensifie la répression contre le mouvement kurde et ses soutiens, le syndicalisme indépendant, l’opposition de gauche et démocratique ainsi que la presse d’opposition, des milliers de personnes, syndicalistes, co-maires, journalistes, député.e.s, membres du DBP et du HDP sont actuellement en prison. Les conditions de détention se dégradent de jour en jour, avec des menaces, des attaques physiques, la confiscation ou l’entrave de tous les droits (parloir, correspondance, entretien avec un avocat). Torture et mauvais traitements, qui avaient reculé depuis une dizaine d’années, reviennent en force.

Les étudiant.e.s kurdes et révolutionnaires sont parmi les premier.e.s visé.e.s par cette répression. Près de 400 étudiant.e.s, en majorité Kurdes ou soutiens du mouvement kurde sont actuellement incarcéré.e.s dans les prisons turques.

Alors qu’une dictature fascisante s’installe en Turquie, avec l’état d’urgence qui a donné des pouvoirs démesurés à Erdogan, la vie du pays est rythmée par les décrets-lois, attendus avec angoisse et peur. Ce sont ces décrets qui ont annoncé le limogeage de plus de cent milles fonctionnaires, dont des syndicalistes de KESK, mais aussi la fermeture de plus de 375 associations.

Nous avons appris qu’un décret du 22 novembre 2016 avait supprimé le droit pour les étudiant.e.s incarcéré.e.s de se présenter aux examens. Le décret prive désormais les personnes incarcérés pour motifs de « terrorisme » (donc tous les étudiants incarcérés pour motifs politiques) du droit de se présenter aux examens qui se font en prison ou en dehors. Le droit déjà très précaire et peu mis en application de poursuivre ou d’entamer des études durant l’incarcération pour les étudiant.e.s emprisonné.e.s, leur a donc totalement été retiré. Le droit à l’enseignement des personnes incarcérées qui est un droit fondamental, est bafoué.

Dans ce pays, pour rentrer à l’université il faut passer un examen difficile, que l’on n’obtient qu’en passant par une prépa, souvent payante. Retirer le statut d’étudiant au personnes incarcéré.e.s au cours de leur formation est lourd de conséquence, et constitue une double peine.

Avec cette disposition, c’est aussi le principe de la présomption d’innocence, garanti par les lois internationales et turques qui est bafoué puisque la mesure concerne non seulement les étudiant.e.s condamné.e.s mais aussi les étudiant.e.s en détention provisoire pour raisons politiques dont le jugement est en cours. Cette disposition est de plus discriminatoire envers les prisonnier.e.s incarcéré.e.s pour des motifs politiques par rapport aux prisonnier.e.s de droit communs.

Nous  condamnons cette mesure et demandons sa levée immédiate.

Non à la double peine !

Liberté pour tou.te.s les étudiant.e.s prisonnier.e.s politiques en Turquie !
Stop Erdoğan !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes  et Fédération Sud éducation

Élections TPE/TPA et particulier employeur : Votons Solidaires !

Élections TPE/TPA et particulier employeur : Votons Solidaires !

Les salarié-e-s des entreprises, associations de moins de 11 salarié-e-s (TPE / TPA) et du particulier employeur peuvent voter pour des organisations syndicales du 30 décembre au 13 janvier.

Solidaires regroupe des syndicats concernés dans ce secteur : ASSO le syndicat de l’associatif, le Syndicat National des Journalistes SNJ ainsi que tous les syndicats SUD.

Solidaires est présent dans ces élections pour vous informer, vous défendre et organiser la lutte.

Solidaires se bat pour une autre société juste, égalitaire et respectueuse des individus.
C’est ensemble, de façon indépendante et combative que nous changerons les choses, à commencer par les conditions de travail au quotidien.

Solidaires défend les droits des salarié-e-s et cherche à en gagner de nouveaux, par exemple l’augmentation du SMIC à 1700 euros net ainsi qu’une augmentation de tous les salaires de 400 euros.

Solidaires se bat contre les discriminations comme le racisme et pour l’égalité des droits entre toutes les personnes, en particulier entre les femmes et les hommes.

Solidaires était partie prenante des mobilisations contre la loi travail au printemps, pour défendre nos conditions de travail,la qualité de nos emplois et de nos rémunérations.

Beaucoup d’étudiant-e-s sont employé-e-s dans des petites entreprises, dans des associations ou par un particulier pour financer leurs études. Vous en faites peut être partie, ou vous connaissez des gens dans cette situation alors vote et fait voter pour les listes Solidaires.

Si vous étiez salarié-e-s d’une entreprise de moins de 11 salarié-e-s ou d’un particulier lors du mois de décembre 2015 vous pouvez participer au vote.

Peu importe votre nombre d’heure de travail, ou le type de contrat que vous avez ou que vous aviez.

Prise de position contre les contrats de professionnalisation (CA du 16 décembre 2016)

Prise de position contre la COMUE PSL par les élu-e-s Solidaires étudiant-e-s EHESS (CA du 16 décembre 2016) :

A propos des contrats de professionnalisation :

Vous nous demandez de prendre position sur les contrats de professionnalisation (et leur banalisation), qui permettrait pour les étudiants de travailler dans une entreprise en échange de, ô bonheur, je cite « une rémunération plus basse que le SMIC horaire […] fixée à 65% du SMIC pour les étudiants de moins de 21 ans, et 85% du SMIC pour les étudiants ayant entre 21 et 25 ans. » Ces contrats, équivalents fonctionnels des stages, apprentissages, et, de plus en plus, des services civiques, ne peuvent que se faire en défaveur des étudiant-e-s, leur offrant de conditions de travail dégradées, bien loin d’être satisfaisantes. Cela montre bien, d’autre part, la professionnalisation promue au sein de l’ESR en général (et dans PSL en particulier), offrant non pas une expérience pour les étudiant-e-s ni même la possibilité de financer dignement leurs études, mais simplement une main d’œuvre corvéable et sous-payée pour les entreprises, normalisant les conditions de travail relevant auparavant de l’exception (par exemple, le cas de l’édition, où stagiaire est l’horizon normal, et même souhaitable, des individus) et mettant donc les en concurrence les travailleurs entre eux (selon une logique bien connue). Vous me rétorquerez sûrement l’existence du problème des étudiant-e-s salarié-e-s, de plus en plus nombreux-ses (parce que de plus en plus précaires), problème dont je suis bien conscient : mais réduire le réel, et les solutions qui peuvent y être apportés, à l’existant (existant par ailleurs dicté par le contexte idéologique) ne fait partie ni de notre manière de concevoir le monde, ni même de notre manière d’essayer de l’améliorer. C’est pourquoi nous nous opposons aux contrats de professionnalisation et appelons l’ensemble des membres du Conseil d’administration, soucieux des conditions de travail, et d’études, des étudiant-e-s, sans pour autant se satisfaire du monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui, à faire de même.